D’après PICART Bernard (1673 – 1734). Monument consacré à la postérité en mémoire de la folie incroyable de la XXe année du XVIIIe s. (la faillite de la rue Quincampoix). La feuille : 26,5 x 36 cm. Epreuve sur vergé, contrecollée sur vélin. L’estampe provenant d’un livre, les plis de rabat restent visible malgré le doublage. Au début du XVIIIe siècle, la rue Quincampoix à Paris est devenue le centre névralgique de la spéculation financière en France. C’est là que John Law, un économiste écossais, a introduit son système de banque et de crédit basé sur l’argent papier, à travers la Compagnie des Indes. La rue s’est rapidement remplie de spéculateurs avides, et les prix des actions ont flambé de manière vertigineuse. Cependant, cette prospérité était illusoire. En 1720, le système de Law s’effondre. Les actions perdent toute leur valeur et des milliers de personnes se retrouvent ruinées. La rue Quincampoix, autrefois symbole d’opulence et de réussite, est devenue synonyme de faillite et de désespoir. Cet épisode marquant de l’histoire économique française a laissé une empreinte durable sur la perception des risques financiers et des spéculations effrénées. Il ne s’agit pas d’une reproduction ni d’un retirage moderne! Toutes nos estampes (gravures, lithographies et photogravures Goupil) sont strictement d’époque et absolument garanties. Un certificat d’expert sera joint à l’envoi.