John Orlandi (Ioannis Orlandi) (-1640). Veranni dans In Via Appia. Gravure au burin en taille douce. Graveur : Orlando Giovanni (actif de 1590 à 1640). Origine culturelle : italienne, napolitaine. Localisation: Rome, Monument Veranni sur la Voie Appienne. Veranni In Via Appia. Datation : XVIIe siècle (première moitié). Dimensions : 390 x 270 mm. Dimensions de la feuille. 390 x 270 mm (absence de marges). Matériau et technique : burin. État : passable :quelques tâches, 2 déchirures en bas à droite, Vélin rogné en haut à gauche, absence de marges; La découpe en bas a fait disparaître la dédicace Girolamo Denovi Lefreri D. Inscriptions : En bas au centre de la section du plan : « PIANTA ». En bas à droite, dans le cartouche : « MONNUMEN / TUM / Q. VERANII / IN VIA / APPIA ». En bas à gauche: Dédicace :Ill. Joan Forget de Beauregard D(omino) Col(endissimo). Les armoiries de Jeanne Forget de Beauregard figurent à gauche. Éditeur : Orlandi Giovanni (actif à Rome/Naples vers 1594/1640). Lieu et date d’impression : Rome (vers 1600). Graveur, imprimeur et éditeur d’estampes et de cartes, imprimeur-libraire à Rome, puis à Naples en 1627 en continuant à se qualifier de « Romano ». Encore en activité à Naples à la fin de l’année 1639. Adresse à Rome en 1610 : in Platea Pasquini. Cet exemplaire fait partie de l’édition imprimée par Giovanni Orlandi vers 1600 et reproduit un monument que l’on croyait alors être le tombeau du consul Quintus Veranius 49 ap. , situé au huitième mille de la Via Appia. L’édifice se caractérise par sa haute base et sa façade à édicule entre pilastres d’angle, dans laquelle s’ouvre une niche à demi-colonnes corinthiennes. La cella est accessible par une entrée située à l’arrière, tandis que l’intérieur présente deux niches rectangulaires et deux niches semi-circulaires sur les côtés nord-ouest et sud-est, avec des meurtrières dans les parties centrales. L’attribution, fondée sur une inscription aujourd’hui disparue, a été infirmée par la découverte du tombeau du même personnage le long de la Via Tiburtina. La gravure présente l’édifice – avec son plan – selon les canons graphiques du XVIe siècle, avec le titre dans le cartouche de droite et l’ajout de l’inscription « Ioannes Orlandi f. Ce panneau anonyme et non daté fut dédié par Girolamo Denovi Lafreri à Jeanne Forget de Beauregard, dont les armoiries figurent à gauche. Un dessin apparenté à cette estampe, dont elle est le pendant, est conservé à la Bibliothèque apostolique vaticane. L’ouvre, Vue d’une tombe romaine non identifiée. , est l’ouvre d’un auteur anonyme du XVIe siècle et fait partie de l’importante collection Thomas Ashby. Notes : En 1553, Antonio Salamanca, imprimeur espagnol qui avait collectionné (entre autres) de nombreuses planches gravées de l’entourage de Raphaël, s’associa à l’éditeur Antonio Lafréry. Ce dernier avait réussi à bâtir un vaste empire de l’édition à Rome, comme en témoigne l’index des estampes en vente dans son atelier (publié en 1572 ou 1573), qui constitue le premier catalogue connu du commerce de la gravure sur cuivre. Il recense environ 500 pièces réparties en cinq sections, dont la deuxième – consacrée aux monuments antiques de Rome et intitulée « Table des Antiquités de Rome. » – est particulièrement intéressante car elle constitue le point de départ des importantes collections d’estampes regroupées sous le nom de « Speculum Romanae Magnificentiae ». Celles-ci furent accompagnées, à partir de 1575 environ, d’un frontispice attribué à Étienne Dupérac et enrichies au fil du temps par l’ajout d’autres planches, toutes reproduisant les ouvres monumentales et artistiques de Rome. Les gravures reproduisent les monuments, édifices et statues romains tels qu’ils apparaissent au XVIe siècle, dans un but documentaire et didactique, souvent accompagnées de textes explicatifs ou de dédicaces destinées au lecteur cultivé. D’après les connaissances actuelles, le Speculum peut être considéré comme une série unifiée par son thème, mais diverse par ses auteurs et sa chronologie. En effet, Lafréry vendait, outre les gravures qu’il avait commandées à différents graveurs, des estampes tirées de matrices retouchées antérieures et des feuilles achetées auprès d’autres éditeurs. Grâce aux héritiers de Lafréry, qui commandèrent à leur tour de nouvelles reproductions, puis grâce aux éditeurs qui, jusqu’au XVIIIe siècle, acquirent les plaques du XVIe siècle (et pas seulement celles appartenant à Lafréry) et les réimprimèrent, la collection s’enrichit de contributions nouvelles et variées. La série des Speculum connut un succès immédiat auprès d’un large public, s’imposant comme l’une des plus importantes pour la compréhension de la Rome antique et contribuant à la diffusion et à la popularisation des connaissances sur le monde antique. Elle offrit des modèles de référence aux artistes qui s’intéressèrent à la culture antique entre le XVIe et le XVIIIe siècle. Les nombreux exemplaires de cette série, conservés dans des collections et institutions européennes et américaines, témoignent de l’intérêt constant que ces estampes ont suscité au fil du temps et du succès continu qu’elles rencontrent auprès des collectionneurs privés et publics.